Victime
Beaucoup de Blablabla

Qui es tu ? Qui suis-je… De nous deux, qui est la victime !

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Je ne suis plus ta victime !

Aujourd’hui j’ai décidé de vous parler de violences conjugales et de mon combat. J’aurai pu en parler bien avant sur la page mais aujourd’hui, j’ai eu un déclic. Me demander pas pourquoi ni comment, je ne sais pas. C’est aujourd’hui que je me sens libre de pouvoir m’exprimer sur ce sujet qui me reste sensible. Je ne suis plus la victime.

J’ai rencontré à mes 18 ans, un homme de 5 ans mon aîné. A l’époque j’étais étudiante, mes parents venaient juste de partir habiter a 500km de chez moi. Je me sentais seule dans mon petit appartement d’étudiante et j’ai tourné en rond pendant deux mois dans une ville que je connaissais pas et ou je ne connaissais personne.

Un dimanche après-midi, je suis allée me boire un verre puis faire un tour dans un parc. Son ami et lui sont venu me demander un briquet. Je suis tombée directement sous son charme. Il était confiant, fort, il avait toute les qualités que je n’avais pas. Son ami a pris mon numéro mais, c’était lui que je voulais revoir.

Je les ai revus a plusieurs reprises. Ils m’invitaient à des soirées. C’est au bout de 6 mois qu’on s’est mis ensemble et à vivre ensemble dans mon petit appartement tout aussi vite. J’ai vite déchanté, les vacances d’été terminées.

Quand je rentrais de l’école parfois lui était complètement plein. Il voulait tout le temps que j’aille en soirée avec lui même en pleine semaine, je refusais. Un soir, il s’est disputé avec son amis qui a priori aurait voulu aussi être avec moi. Quand il est rentré, il a fouillé mon téléphone, m’a insulté pour rien. Il s’est excusé et pour « se détendre » a bu une bière, puis deux, puis trois puis est ressorti en acheter d’autres. Il n’ai rentré que 6 heures plus tard. Je dormais. Il m’a réveillé et rué de coup. J’étais couverte de sang par terre et la seule chose qu’il a faite c’est prendre une photo. Entre deux mouvements, je me suis enfermée dans ma salle de bain et je l’entendais pleurer, s’excuser… Je l’ai pardonné.

Deux semaines après même schéma. J’ai pensé le faire partir mais il avait les clefs de l’appartement. Il revenait, s’excusait et moi, je n’avais que lui alors je le pardonnai.
Nombreuses fois, je lu ai demande d’arrêter de boire pensant que c’était ça le problème. Que des tentatives infructueuses…

Ça a duré un an et mon bac était fini. J’ai décidé dé déménager loin avec lui pour le couper de ses amis peu recommandables. Il est venu avec moi et on était bien. Puis il a commencer a s’ennuyer et a y retourner le week-end jusqu’à retourner vivre chez son père.

J’allai le voir des que possible mais petit à petit, les coups sont revenus. Du coup, j’y retournai mais pour récupérer mes affaires en lui disant que pour moi ce n’était plus possible. Je me suis retrouvée seule a payer un loyer qu’on devait partager a deux, je me suis donc vite endetté mais, je ne pouvais pas partir a cause de mes études.. Sans est suivi des semaines où j’ai voulu refaire ma vie et ou je me faisais harceler de coup de téléphone a deux trois heures du matin. Des je t’aime, des insultes- des menaces. Il n’arrêtait jamais.

Un soir il a débarqué devant ma porte sans que je sois au courant. Pour lui, on ne s’était jamais quitté! J’étais perdu mais, j’allais pas le laisser dormir dehors. La relation a alors repris. Lui chez son père, moi à faire des allé et retours en train. Je me rendais compte que quand jy allait et qu’il ne buvait pas tout allait bien mais dans le cas contraire, je finissais a l’hôpital. Je me sus donc engage a l’aider à s’en sortir réellement.

J’ai déménagé chez mes parents sur Orléans tout en continuant mes études a Blois.
Je continuais a rentrer de temps en temps en vendée pour l’accompagner a ses rendez-vous. Il avait commencé un traitement contre l’alcool, j’étais contente même
si des fois la situation était mauvaise, ça s’arrangeait.

Une fois diplômé j’ai donc tout naturellement demande a continuer mes études vers chez lui. Il a pris un studio a son nom et je vivais donc chez lui. Quelle erreur…

Les troubles sont revenus deux semaines après mon arrivée officiel. Trois hospitalisions en deux mois. J’ai été mise a la rue un énième de fois et dormait devant mon école… Plus le temps passait, plus ça empirait… Couteau, arme contre la tempe et j’en passe.

Un soir, nous somme sortis ensemble. Il était dans un état pitoyable a téléphone a sa maitresse devant moi. Je lui est mis une gifle et il m’a coursé sur 5 ou 6 kilomètres. Je suis rentre chez nous prendre ma carte bleue et mon chien et je suis allé me cacher dans notre cave… L’ascenseur descendais je l’ai vu cracher et bousiller mes affaires avant de les jeter dans les poubelles des locaux.

Ce soir la j’ai appeler la police car je sais que si jetais rentre, je ne serais plus de ce monde. Il m’on emmené a l’hôpital vérifier mon crâne et mon état psychique. J’ai finis en hôpital psychiatrique pour dépression. Je suis ressortie le lendemain. Je ne savais pas ou allé alors je suis rentrer chez moi. Mon homme n’y était pas, il était au poste. La police m’a appeler et m’ont demande de porter plainte, j’ai refusé mais le procureur s’est mis en partie civile.

Quand nous sommes rentrer chez nous les violences ont continuer de plus bels. Un soir son meilleur ami qui était a la maison m’a décidé a partir chez lui pour la soirée. Il m’a convaincu de partir très loin et de changer de numéro de téléphone car sinon il allait vraiment me tuer.

C’est comme ça que le clavaire a fini ou presque. J’ai ete convoque au tribunal mais je n’y suis pas allé . Je voyais des messages de cs amis sur facebook rendez vous tel jour on va rigoler… Je savais que si j’y allai quelqu’un m’aurait fait du mal.

Il n’a eu que des tig et a refait sa vie. Moi j’ai mis un an avant de pouvoir ressortir faire mes courses sans faire de crise d’angoisse… Un an a me reconstruire mentalement et physiquement mais si des séquelles sont toujours la…

Je vous parlerai pas des détails qui me sont personnels mais si un homme lève la main sur vous, partez. Ni retournez jamais peu importe ces excuses.
Aujourd’hui je suis maman d’un petit garçon avec un homme merveilleux mais j’ai encore du mal a avoir confiance en moi et a ne pas avoir honte a raconte cette histoire alors que c’est eux qui devraient avoir honte.

Un commentaire

  • Dorival Gwenaëlle

    Très touchante ton histoire , j’espère qu’au fil des années ta confiance reviendra et que tu puisse t’épanouir bisous ma belle

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